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mercredi 29 octobre 2014



Du côté des animations

Moche Café : Destination Monstroville de Nadine Descheneaux et Sophie Rondeau, illustré par Jessica Lindsay

Pour l'Halloween, je vous propose une activité autour des monstres et de la nourriture avec le livre Moche Café : Destination Monstroville de Nadine Descheneaux et Sophie Rondeau, illustré par Jessica Lindsay, publié aux éditions Druide. Je vous invite d’abord à lire l’histoire avec les enfants. Ce roman s’adresse aux 8 ans et plus.

Résumé:
Hubert, Édouard et Zia se font garder chez leur grand-mère Azédora et fabriquent un gâteau au glaçage répugnant qui a l’allure d’une litière pour chat. Après avoir vu leur réalisation, Azédora parle de Monstroville à ses petits-enfants et les envoie dans ce monde inconnu. Chacun entre dans une poubelle derrière le garage, saute trois sur place et, après un long parcours dans un tunnel sinueux où ils filent à toute allure, ils arrivent à Monstroville. Ils se rendent au Moche Café où ils rencontreront Macadamus, le cuisinier cyclope et l’aideront à préparer un repas pour le concours du plat le plus dégoûtant du pays. Malgré eux, les enfants seront obligés de jouer un rôle important dans ce fameux concours. Maux de cœur garantis !

Faire un concours de gâteau monstrueux :
Inspiré par le gâteau du livre, invitez les enfants à imaginer un gâteau dégoûtant sur papier : « De forme rectangulaire, il est recouvert de biscuits écrasés qui simulent la litière et des rubans de glaçage bruns, ici et là, imitent à merveille des crottes de chat .» (p. 14) Ils doivent décrire leur gâteau, les éléments utilisés, la forme voulue à la fin. Après l’école, ils pourraient réaliser le gâteau à la maison et, le lendemain, il y aurait une grande dégustation de gâteaux. Que le plus dégeu gagne !

Créer une boisson ou un plat dégoûtant :
Au Moche Café, vous boirez « du sang de tortue grise, du punch de poisson pourri, du vin de citron bleu, du nectar de boue, du sirop de cadavre ou encore du jus de limace printanière » (p.32). À partir des descriptions de menu et de recettes présentées par Sophie Rondeau et Nadine Descheneaux, invitez les enfants à inventer leur propre menu ou leur propre recette dégoûtante. Ce menu pourrait être écrit, dessiné ou encore bricolé. 

Décrire les monstres de Monstroville :
On sait qu’il y a des sorcières, des épouvantails, un cyclope, des vampires, des ogres, des bossus, des nains, des fantômes, une fée des dents, un homme-dragon. Je vous suggère de faire un inventaire des personnages et en créer de nouveaux. 

Je vous invite aussi à découvrir le tome deux de la série Destination Monstroville, "Le salon de décoiffure".

Amusez-vous ! 

lundi 4 août 2014

Sortez tambours et trompettes !

La grande gagnante du concours est Anne Genest avec le manuscrit "Les papillons boivent les larmes de la solitude".

Au plaisir de lire votre texte Anne !

Merci d'avoir participé au concours !

Sophie 



mardi 8 juillet 2014




 Atelier d’écriture : créer un personnage en littérature pour la jeunesse


Je vous propose d’explorer tous les formats de la littérature pour la jeunesse (album, mini-roman, roman) par le biais du personnage. Vous aurez des exercices à réaliser tout au long de la journée qui vous sortiront de votre zone de confort.  Vous repartirez avec une multitude de personnages. À vous de les faire vivre par la suite !

Date : Le 7 août, de 9h à 12h et 13h00 à 16h30

Lieu : Trois-Rivières (12800 boulevard des Forges) À la campagne, dans un décor rempli d'arbres.

Coût par personne : 180 $ (thé, café, collation et repas du midi inclus)

Place limitée, maximum 8 participants. Vous devez faire parvenir un chèque de 50$ pour réserver votre place.

N'hésitez pas à m'écrire pour vous inscrire ou pour poser vos questions. sophiemichaud0903@gmail.com

 

samedi 28 juin 2014



Concours : La lecture commentée d’un manuscrit 

 

 À qui la chance ?

 

Afin de célébrer la reprise de mon travail de conseillère littéraire avec De l’autre côté de la littérature jeunesse, j’offrirai la lecture commentée d’un manuscrit à l’une des personnes membres de mon blogue. Le tirage au sort aura lieu le 4 août à 9 h. Veuillez confirmer votre participation au concours en m’écrivant au courriel suivant  sophiemichaud0903@gmail.com. Cette offre vaut pour les personnes déjà inscrites sur mon blogue ainsi que pour tout nouvel inscrit. 

Les règlements :

 

- Pour participer, vous devez envoyer le titre de votre manuscrit par courriel.

- La lecture commentée d’un manuscrit comprend des conseils généraux sur l’écriture, des commentaires annotés sur le manuscrit et des suggestions de réécriture.

- La lecture commentée s’appliquera au manuscrit tiré au sort, quels que soient son genre et son format littéraires, dans un volume de pages jugé raisonnable. 

Au plaisir de vous lire !
Sophie Michaud

mardi 15 octobre 2013



Du côté des livres à découvrir



Ton livre à écrire : le livre dont tu es l’auteur !  par Hubert Ben Kamoun et toi, illustré par Robin


Après avoir lu l’article « Cultiver le goût pour l’écriture par l’expérience » sur le site Littér@tout, j’ai redécouvert Ton livre à écrire : le livre dont tu es l’auteur écrit par « Hubert Ben Kemoun et toi », illustré par Robin, publié chez Nathan en 2008. J’ai eu envie de vous faire découvrir cette petite mine d’or en matière de création littéraire pour enfants.

Pourquoi parler de ce titre plutôt qu’un autre ?

Parce que c’est un livre qui amène l’enfant à participer à la création d’un univers de fiction et à devenir l’écrivain d’une partie de l’histoire. Il s’agit d’un livre interactif entre l’auteur et le lecteur qui devient écrivain en herbe. Ce livre s’adresse aux enfants de 8-9 ans. Cela dit, un adulte pourrait l’utiliser en accompagnement avec des 6-7 ans. 


Qu’est-ce qu’un auteur?

Hubert Ben Kemoun introduit son livre en expliquant d’abord le rôle d’un auteur. Pour être auteur, il faut vouloir commander : « Dans ma vie, je ne décide pas de tout. Dans un livre, oui ! C’est moi qui choisis le temps qu’il fait dehors lorsqu’un personnage sort de chez lui (d’ailleurs, c’est moi qui l’ai mis au monde). C’est moi qui décide s’il traverse la rue ou le parc, et s’il va croiser le futur amour de sa vie ou bien la course folle d’une voiture qui le renversera et l’enverra, hélas, à l’hôpital. (…) C’est simple : c’est moi qui commande ! Et j’adore cela… Ce n’est pas pour rien qu’auteur et autorité ont la même racine. » (p. 4-5) Et voilà, les directives sont données : l’enfant décide de tout dans chacune des mises en scène.

Qu’en est-il du cadre ?

« Les avions ne font pas autrement pour gagner les nuages, il leur faut une piste.» (p. 5) Pour Ben Kemoun, le livre est avant tout une piste d’envol. Il a fabriqué un cadre, soit la place des Plumes, la place centrale d’une ville pendant une journée entière. Il met des personnages en scène, mais c’est à l’enfant de leur donner « du volume, des muscles et des sentiments ». (p. 5) Il propose ainsi des mises en situation et des débuts de phrases pour lancer l’enfant dans sa création.

Ben Kamoun invite le lecteur à écrire divers types de texte où, à chaque fois, il donne la parole à un personnage de son histoire. Par exemple, pour la carte postale, Mademoiselle Nony a emmené ses élèves en classe de mer en Bretagne. Marina écrit à ses parents « pour se plaindre de la pluie, des repas et de l’odeur du moisi. Marina veut absolument que son père et sa mère viennent la sortir au plus vite de cet enfer de classe de mer. (p. 10) » L’auteur demande donc à l’enfant d’inventer une carte postale « pour les inquiéter et les faire accourir au plus vite » (p.11)

Qu’en est-il des formes de texte ?

L’enfant pourra s’exercer à écrire différentes formes de texte : un article de journal sur la disparition des sept nains de jardin, une grille de mots croisés, un tract pour la libération des nains de jardin, des menus de restaurants (végétarien, gargantua et le menu d’une poétesse), la recette d'un philtre d'amour, des définitions de certains mots compliqués, un poème acrostiche, la confession de Valérie dans son journal intime, des dialogues de BD, des petites annonces, des quatrièmes pages de couverture de romans, une critique littéraire, une invitation, des histoires drôles, une liste de peur, des portraits, des pangrammes (une phrase comportant toutes les lettres de l’alphabet), des tautogrammes (un texte dont tous les mots commençent par la même lettre), des lipogrammes (un texte où on exclue une ou plusieurs lettres de l’alphabet), terminer une chanson, une liste de rêves, un extrait de pièce de théâtre, une liste des souvenirs, un discours. Bref, des heures et des heures de plaisir tout en s’amusant avec la langue et les mots.

À la toute fin du livre, Ben Kemoun invite l’enfant à dater et surtout à signer son livre : « Signer pour mettre un point final à cette journée sur la place des Plumes et à ton énorme travail dans ce livre. Signer pour dire : Ce n’est peut-être pas parfait, mais ce sont tout de même les plus belles pages du monde, puisque ce sont les miennes. » (p. 78) Tout est dit !

Bref, il y a de tout pour favoriser l’expression écrite des élèves. Amis enseignants, chers parents, je vous encourage à exploiter Ton livre à écrire !

vendredi 20 septembre 2013



Du côté des essais

Gardiens et passeurs de Daniel Pennac


« Aux passeurs, je dois tout! » Daniel Pennac (p.15)

Daniel Pennac, le créateur des droits du lecteur, s’associe aux éditions Les 400 coups dans le cadre de la campagne de sensibilisation à la lecture et offre son essai Gardiens et passeurs, un texte qui traite de l’importance du rôle joué par l’adulte auprès du lecteur. Pas moins de 10 000 exemplaires seront remis gratuitement dans les librairies dès le 24 septembre à l'achat de deux livres des éditions Les 400 coups.

Voici un résumé de l’opuscule de 20 pages illustré par Bruce Roberts. Êtes-vous surpris si je précise que le texte a été publié sous la direction d’Yves Nadon et de France Leduc ?

Pennac dénonce la conception pharmacothérapeutique de la librairie : les enfants y entrent  comme dans une pharmacie avec une liste de livres que leur remet le libraire, comme le pharmacien, les prescriptions. L’auteur insiste : la lecture est tout sauf une prescription !

« Vous me lirez trois gouttes de Mallarmé matin et soir dans un grand verre de commentaire… Un mois d’Éducation sentimentale et nous verrons ce que donnent vos analyses… À la recherche du temps perdu, n’arrêtez pas le traitement avant la fin. » (p. 3)

La comparaison est brillante et ô combien percutante. Pennac continue son argumentation en expliquant que ce problème est la conséquence de l’enseignement médicolégal de la littérature. En effet, on dissèque les textes pour mieux les étudier en souhaitant en faire ressortir la beauté.  Ces lectures effraient trop souvent les lecteurs. On bataille pour le livre en oubliant trop souvent de donner véritablement le goût de lire aux enfants et aux adolescents.

Ainsi, Pennac propose ses deux grandes figures du monde du livre : les gardiens et les passeurs, deux rôles que l’on trouve dans tous les secteurs du livre et de la culture. Le gardien considère le livre comme un produit esthétique. Pour le gardien, il est nécessaire de lire, mais il déplore le fait que la lecture ne soit plus qu’un divertissement.  Il décrète l’excellence des classiques et déplore la médiocrité des romans de la rentrée. Il n’y a plus de romancier digne de ce nom depuis Gide, plus un philosophe depuis Sartre. Ainsi, le gardien décrète et déplore sans aucune responsabilité. Pennac rappelle à l’ordre ce dernier et lui suggère de lire, de chercher et surtout de trouver un bon livre et de le faire lire aux autres. 

Les passeurs, quant à eux, considèrent le livre comme un art vivant qui nourrit la vie et se nourrit d’elle. Les passeurs « sont curieux de tout, lisent tout, ne confisquent rien, transmettent le meilleur sans faire à personne honte du pire. » (p.12) Ils savent qu’ils peuvent être déçus par certains livres, mais ces derniers seront un tremplin à certains auteurs pour en publier un meilleur. 

Je vous invite à lire les descriptions du parent, de l’enseignant, du libraire, du bibliothécaire, de l’éditeur, du critique littéraire et du lecteur qui jouent le rôle du passeur, un vrai délice ! 

Concernant les universitaires, Pennac affirme : « Passeurs, les universitaires qui ne se bornent pas à former des chirurgiens en littérature, mais des éveilleurs de conscience, des allumeurs d’émerveillement. » (p.13) Je souhaite de tout cœur être ce type de passeurs… Et vous, êtes-vous gardien ou passeur ?

Bref, un essai intelligent qui fait sourire et surtout qui donne envie de lire et de partager nos lectures ! J’espère qu’il y aura autant de gardiens que de passeurs dans les librairies lundi prochain.

Belle initiative les 400 coups et encore le mot juste monsieur Pennac !